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MANGER DANS LA BIBLE
(traduction « La Bible de Jérusalem »)
Le fruit défendu
D'emblée, la question du manger pose le « pas tout » comme nécessaire à la vie
L'interdit de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal: une méconnaissance
nécessaire (le Jugement dernier n'est pas jugement humain)
Le « pas tout », indice d'altérité ( pour qu'il y ait de l'autre, de l'Autre, quelque chose doit échapper) et conscience d'une béance
Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et
l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. (…) Et
Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin.
Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu
en mangeras, tu mourras. »
Gen 2, 9-17
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit
à la femme : « Alors Dieu a dit : vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » La
femme répondit au serpent : « Nous pouvons manger des fruits des arbres du jardin. Mais du
fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’y mangerez pas, vous n’y
toucherez pas, sous peine de mort. » Le serpent répliqua à la femme : « Pas du tout ! Vous ne
mourrez pas ! Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous
serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. »
La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre,
désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi
à son mari qui était avec elle, et il mangea. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils connurent
qu’ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.
Ils entendirent le pas de Yahvé Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour, et
l’homme et sa femme se cachèrent devant YahvéDieu parmi les arbres du jardin. Yahvé Dieu
appela l’homme : « Où es-tu ? » dit-il. « J’ai entendu ton pas dans le jardin, répondit
l’homme ; j’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché ». Il reprit : « Et qui t’a appris
que tu étais nu ? Tu as donc mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ! » L’homme
répondit : » C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai
mangé ! » Yahvé Dieu dit à la femme : « Qu’as -tu fait là ? » Et la femme répondit : « C’est
le serpent qui m’a séduite, et j’ai mangé ! »
Gen 3, 1-13
Le renvoi d'Agar et Ismaël
Abraham se leva tôt, il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna à Agar, et il mit l'enfant sur
son épaule, puis il la renvoya.
Elle s'en fut errer au désert de Bersabée. Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle jeta l'enfant
sous un buisson et elle alla s'asseoir vis à vis, loin comme une portée d'arc. Elle se disait en
effet: « Je ne veux pas voir mourir l'enfant! » Elle s'assit vis à vis et se mit à crier et à
pleurer.
Dieu entendit les cris du petit et l'Ange de Dieu appela du ciel Agar et lui dit: « Qu'as-tu
Agar? Ne crains pas car Dieu a entendu les cris du petit, là où il était. Debout, soulève le
petit et tiens le-ferme, car j'en ferai une grande nation. » Dieu dessilla les yeux d'Agar et elle
aperçut un puits. Elle alla remplir l'outre et fit boire le petit.
Gen 21, 14-19
Le plat de lentilles
« Tout de suite », sans attendre, la perte du symbolique
Alors Jacob lui donna du pain et du potage de lentilles, il mangea et but, se leva et partit.
Ainsi Esaü méprisa son droit d’aînesse.
Gen 25,34
La Pâque
Yahvé dit à Moïse et à Aaron au pays d’Egypte : « Ce mois sera pour vous en tête de l’année,
il sera pour vous le premier mois de l’année. (…)C’est ainsi que vous la mangerez : vos reins
ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c’est
une pâque pour Yahvé. Cette nuit -là je parcourrai l’Egypte et je frapperai tous les premiers
nés dans le pays d’Egypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d'Egypte, je ferai
justice, moi Yahvé.
Ex 12,1-12
La manne
Le pain du ciel, une nourriture non amassable, non conservable, une question?
Toute la communauté des Israélites se mit à murmurer contre Moïse et Aaron dans le désert.
Les Israélites leur dirent : « Que ne sommes-nous morts de la main de Yahvé au pays
d’Egypte, quand nous étions assis auprès de la marmite de viande et mangions du pain à
satiété ! A coup sûr vous nous avez amenés dans ce désert pour faire mourir de faim toute
cette multitude. »
Yahvé dit à Moïse : « Je vais faire pleuvoir pour vous du pain du haut du ciel. Les gens
sortiront et recueilleront chaque jour leur ration du jour ; je veux ainsi les mettre à l’épreuve
pour voir s’ils marcheront selon ma loi ou non. Et le sixième jour, quand ils prépareront ce
qu’ils auront rapporté, il y en aura le double de ce qu’ils recueillent chaque jour.(…)
Moïse dit : « Yahvé vous donnera ce soir de la viande à manger, et au matin du pain à
satiété, car Yahvé a entendu vos murmures contre lui. »(…)
Le soir, des cailles montèrent et couvrirent le camp, et au matin, il y avait une couche de
rosée tout autour du camp. Cette couche de rosée évaporée, apparut sur la surface du désert
quelque chose de menu,, de granuleux, de fin copmme du givre sur le sol. Lorsque les
Israélites virent cela ils se dirent l'un à l'autre: « Qu'est-ce que cela ? » Car ils ne savaient
pas ce que c'était.
Moïse leur dit : « Cela c’ est le pain que Yahvé vous a donné à manger. Voici ce qu’a
ordonné Yahvé : Recueillez-en chacun selon ce qu’il peut manger, un gomor par personne.
Vous en prendrez chacun selon le nombre de personnes qu’il a dans sa tente. (…) Que
personne n’en mette en réserve jusqu’au lendemain. » Certains n’écoutèrent pas Moïse mais
en mirent en réserve jusqu’au lendemain, mais les vers s’y mirent et cela devint infect.(…)
Yahvé dit à Moïse : « Jusqu' à quand refuserez -vous d’écouter mes commandements et mes
lois? Voyez, Yahvé vous a donné le sabbat, c’est pourquoi le sixième jour il vous donne du
pain pour deux jours. Restez chacun là où vous êtes, que personne ne sorte de chez soi le
septième jour . »(…)
Les Israélites mangèrent de la manne pendant quarante ans, jusqu’à ce qu’ils arrivent en
pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à ce qu’ils arrivent aux confins du pays de
Canaan.
Ex 16, 2-35
Il vaut la peine de relever la note à propos de « Qu'est-ce que cela ? », en hébreu: man hû, étymologie
populaire du mot « manne » dont la signification exacte est inconnue
« La manne ne se conserve pas. L'étonnement devant le monde ne peut être acquis une fois pour toutes. Il
faut chaque fois recommencer le travail difficile de retrait non seulement par rapport au savoir, mais même
par rapport à la question. Ne pas laisser pourrir le questionnement. »
(in M.-A. Ouaknin, « C'est pour cela qu'on aime les libellules »)
Souviens-toi de tout le chemin que Yahvé ton Dieu t'as fait faire pendant quarante ans dans le désert afin
de t'humilier , de t'éprouver et de te faire connaître le fond de ton coeur: allais-tu ou non garder ses
commandements? Il t'a humilié, il t'a fait sentir la faim, il t'a donné à manger la manne que ni toi ni tes
pères n'aviez connue, pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que l'homme vit de
tout ce qui sort de la bouche de Yahvé.
Deut 8, 2-3
Les prescriptions alimentaires dans le Lévitique
Quiconque est pur pourra manger de la chair, mais si quelqu’un se trouve en état
d’impuretés et mange de la chair d’un sacrifice de communion offert à Yahvé, celui-là sera
retranché de sa race.
Lév 7, 19-20
Le cannibalisme comme châtiment de Yahvé
Et si malgré cela vous ne m’écoutez point, et que vous vous opposiez à moi, je m’opposerai à
vous avec fureur, je vous châtierai, moi, au septuple pour vos péchés. Vous mangerez la chair
de vos fils, et vous mangerez la chair de vos filles »
Lév. 26, 27-30
Allusion à l'Incarnation à venir ?
Yahvé vous dispersera parmi les peuples, et il ne restera de vous qu’un petit nombre, au
milieu des nations où Yahvé vous aura conduits. Vous y servirez des dieux faits de mains
d’homme, du bois et de la pierre, incapables de voir et d’entendre, de manger et de sentir.
Deut 4, 28
Le miracle de la farine et de l'huile à Sarepta
Elle alla et fait comme avait dit Elie, et ils mangèrent, elle, lui et sa maison, pendant
longtemps. La jarre de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne se vida pas, selon la
parole que Yahvé avait dite par le ministère d’Elie.
I Rois 17, 15
Morts sans sépulture
Celui de la famille d’Achab qui mourra dans la ville, les chiens le mangeront, et celui qui
mourra dans la campagne, les oiseaux du ciel le mangeront.
1 Rois 21, 24
Elie à l’Horeb
Pour lui il marcha dans le désert un jour de chemin et il alla s’asseoir sous un genêt. Il
souhaita de mourir et dit : « C’en est assez maintenant, Yahvé ! Prends ma vie car je ne suis
pas meilleur que mes pères. » Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Mais voici qu’un ange
le toucha et lui dit : « Lève-toi et mange. » Il regarda et voici qu’il y avait à son chevet une
galette cuite sur les pierres chauffées et une gourde d’eau. Il mangea et but, puis il se
recoucha. Mais l’ange de Yahvé revint une seconde fois, le toucha et dit : « Lève-toi et
mange, autrement le chemin sera trop long pour toi. » Il se leva, mangea et but, puis soutenu
par cette nourriture il marcha quarante jour et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu,
l’Horeb.
I Rois 19, 4
Psaumes
Car mes jours s’en vont en fumée
Mes os brûlent comme un brasier
Battu comme l’herbe, mon coeur sèche
Et j’oublie de manger mon pain ;
A force de crier ma plainte,
Ma peau s’est collée à mes os.
Psaume 102,4-6
Proverbes
Si ton ennemi a faim, donne -lui à manger,
s’il a soif, donne -lui à boire, c’est amasser des charbons sur sa tête
et Yahvé te le revaudra.
Prov.25,21
Le cannibalisme, malédiction divine ?
A tes oppresseurs je ferai manger leur propre chair,
Comme de vin nouveau ils s’enivreront de leur sang.
Et toute chair saura que moi Yahvé je suis ton sauveur,
que ton rédempteur est le Puissant de Jacob.
Esaïe 49,26
La Vallée du Carnage
Le cannibalisme comme extrême détresse
Aussi voici venir des jours –oracle de Yahvé- où l’on n'appellera plus ce lieu Tophèt, ni
vallée de Ben-Hinnom, mais bien vallée de Carnage. Je viderai de bon sens Juda et
Jérusalem, à cause de ce lieu ; je les ferai tomber sous l’épée devant leurs ennemis, par la
main de ceux qui en veulent à leur vie ; je donnerai leur cadavre en pâture aux oiseaux du
ciel et aux bêtes de la terre. Je ferai de cette ville un objet de stupeur et de dérision, tout
passant en restera stupéfait et sifflera devant tant de blessures. Je leur ferai manger la chair
de leurs fils et de leurs filles ; ils s’entre-dévoreront dans l’angoisse et la détresse où leur
réduiront leurs ennemis et ceux qui en veulent à leur vie.
Jérémie 19, 6-9
Le cannibalisme, une malédiction exceptionnelle, qui prendra fin
J’agirai chez toi comme jamais je n’ai agi et comme je n’agirai plus jamais, à cause de toutes
tes abominations. C’est pourquoi des pères dévoreront leurs enfants, au milieu de toi, et des
enfants dévoreront leurs pères. Je ferai justice de toi, et je disperserai à tous les vents tout ce
qui reste de toi.
Ez. 5, 9-10
Les raisins verts
En ces jours là on ne dira plus :
Les pères ont mangé des raisins verts
et les dents des fils sont agacées.
Mais chacun mourra pour sa propre faute. Tout homme qui aura mangé des raisins verts, ses
propres dents seront agacées.
Jér 31, 29-30
Manger le livre
« Et toi fils d’homme écoute ce que je vais te dire, ne sois pas rebelle comme cette engeance
de rebelles. Ouvre la bouche et mange ce que je vais te donner . »Je regardai et voilà qu’une
main était tendue vers moi, tenant un volume roulé. Il le déploya devant moi : il était écrit au
recto et au verso ; il y était écrit : « Lamentations, gémissements et plaintes. »
Il me dit : « Fils d’homme, ce qui t’est présenté, mange-le ; mange ce volume et va parler à la
maison d’Israël. » J’ouvris la bouche et il me fit manger ce volume, puis il me dit : « Fils
d’homme, nourris-toi et rassasie-toi de ce volume que je te donne. » Je le mangeai et, dans
ma bouche, il fut doux comme du miel.
Ezéchiel 2, 8-10 ; 3,1-3
Les épis arrachés lors du sabbat, de la loi à la miséricorde
En ces temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples
eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger. Ce que voyant les Pharisiens lui
dirent : « Voilà tes disciples qui font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat ! »
Mais il leur dit : « N’avez -vous pas lu ce que fit David lorsqu’il eut faim, lui et ses
compagnons ? Comment il entra dans la maison de Dieu et mangèrent des pains d’oblation
qu’il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons mais aux prêtres seuls ? Ou
n’avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le temple violent de
sabbat sans être en faute ? Or je vous le dis il y a ici plus grand que le Temple. Et si vous
aviez compris ce que signifie : c’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice, vous
n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. Car le Fils de l’homme est maître du
sabbat. »
Matt 12, 1-8
Première multiplication des pains, l'abondance de l'amour
Et ayant donné l’ordre aux foules de s’étendre sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux
poissons, leva les yeux aux ciel, bénit, puis rompant les pains, il les donna aux disciples, qui
les donnèrent aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta le reste des
morceaux : douze pleins couffins. Or ceux qui mangèrent étaient environ cinq mille hommes,
sans compter les femmes et les enfants.
Matt 14, 19-21
La vie plus que la nourriture
« Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez,
ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps
plus que le vêtement. Considérez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni
cellier ni grenier, et Dieu les nourrit(…) Vous non plus ne cherchez pas ce que vous
mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. Car ce sont là toutes choses dont
les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Aussi
bien cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. »
Luc 12, 22-31
Le pur et l’impur
« (…) Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la
bouche, voilà ce qui souille l’homme.(…) Ne comprenez-vous pas que tout ce qui pénètre
dans la bouche passe dans le ventre, puis s’évacue dans les lieux d’aisance, tandis que ce qui
sort de la bouche procède du coeur, et c’est cela qui souille l’homme ? Du coeur en effet
procèdent de mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages,
diffamations. Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains,
cela ne souille pas l’homme. »
Matt 15, 10-20
Nourrir, désaltérer, accueillir, vêtir, visiter: le registre du don
« Venez à moi les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé
dés la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et
vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez
vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir »
Matt 25, 34-36
Repas avec les pécheurs
Les scribes des Pharisiens, le voyant manger avec les pécheurs et les publicains, disaient à
ses disciples : « Quoi ? Il mange avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait
entendu, leur dit : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les
malades, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »
Marc 2, 15-17
Tentation au désert
Jésus, rempli de l’Esprit Saint revint du Jourdain et il était mené par l’Esprit à travers le
désert, durant quarante jours, tenté par le diable. Il ne mangea rien en ces jours-là et, quand
ils furent écoulés, il eut faim. Le diable lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre
qu’elle devienne du pain. » Et Jésus lui répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas de pain seul que
vivra l’homme. »
Luc 4, 1-4
La nourriture de Jésus
Entre-temps, les disciples le priaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J’ai à
manger un aliment que vous ne connaissez pas. »Les disciples se disaient entre eux :
« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? ». Jésus leur dit :
« Ma nourriture
est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé
et de mener son oeuvre à bonne fin.
Ne dites-vous pas :
encore quatre mois et vient la moisson ?
Et bien ! Je vous dis :
Levez les yeux et regardez les champs,
ils sont blancs pour la moisson.
Déjà le moissonneur reçoit son salaire
et récolte du fruit pour la vie éternelle,
En sorte que le semeur se réjouit avec le moissonneur,
Je vous ai envoyé moissonner
là où vous ne vous êtes pas fatigués.
D’autres se sont fatigués
et vous,vous héritez de leurs fatigues. »
Jean 4,31-38
Le pain du ciel, discours dans la synagogue de Capharnaüm
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? » Jésus
leur répondit : « L’oeuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui
dirent alors : « Quel signe fais-tu donc pour qu’à sa vue nous te croyions ? Nos pères ont
mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit :
Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« En vérité, en vérité, je vous le dis
non ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ;
mais c’est mon Père qui vous donne le pain qui vient du ciel, le vrai ;
car le pain de Dieu,
c’est celui qui descend du ciel
et donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain là. »
Jésus leur dit :
« Moi, je suis le pain de vie.
Qui vient à moi n’aura jamais faim ;
Qui croit en moi n’aura jamais soif.
(…)
Moi je suis le pain de vie.
Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ;
Ce pain est celui qui descend du ciel
Pour qu’on le mange et ne meure pas.
Moi je suis le pain vivant, descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours.
Et le pain que je donnerai,
C’est ma chair pour la vie du monde. »
Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux : ils disaient :
« Comment celui là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Alors
Jésus leur dit :
« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme
et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.
Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi
et moi en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé
et que je vis par le Père,
de même celui qui me mange
lui aussi vivra par moi.
Voici le pain descendu du ciel ;
Il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères
et ils sont morts ;
qui mange ce pain vivra pour toujours. »
Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : « Elle est dure cette parole ! Qui
peut l’écouter ? » Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient ce propos, Jésus
leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il
était auparavant ?…
C’est l’esprit qui vivifie,
La chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit,
et elles sont vie. (…) »
Jean 6, 28-63
Le repas pascal et l’institution de l’Eucharistie
Matthieu
Le soir venu, il était à table avec les Douze. Et tandis qu’ils mangeaient, il dit : « En vérité je
vous le dis, l’un de vous me livrera. » Fort attristés, ils se mirent chacun à lui dire : « Seraitce
moi, Seigneur ? » Il répondit : « Quelqu’un qui a plongé avec moi la main dans le plat,
voilà celui qui va me livrer ! Le Fils de l’homme s’en va selon qu’il est écrit de lui ; mais
malheur à cet homme-là par qui le Fils de l’homme est livré. Mieux eût valu pour cet hommelà
de ne pas naître ! » A son tour, Judas, celui qui allait le livrer, lui demanda : « Serait-ce
moi, Rabbi ? » - « Tu l’as dit », répond Jésus.
Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples
en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe, il rendit grâces
et la leur donna en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui
va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus
désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le
Royaume de mon père. »
Matt 26, 20-29
Marc
Le soir venu il arrive avec les Douze. Et tandis qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient,
Jésus dit : « En vérité je vous le dis l’un de vous me livrera, un qui mange avec moi. » Ils
devinrent tout tristes et se mirent à lui dire l’un après l’autre : « Serait-ce moi ? » Il leur dit :
« C’est l’un des Douze, qui plonge avec moi la main dans le même plat. Oui, le Fils de
l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de
l’homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! »
Et tandis qu’ils mangeaient, il prit du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant :
« Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe, il rendit grâce et la leur donna, et ils
en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu
pour une multitude. En vérité je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu’au
jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. »
Marc 14, 17-25
Luc
Lorsque l’heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J’ai
ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, jamais
plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu. »
Puis ayant reçu une coupe, il rendit grâce et dit : « Prenez ceci et partagez entre vous ; car je
vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne jusqu’à ce que le Royaume de
Dieu soit venu. »
Puis, prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et leur donna, en disant. « Ceci est mon
corps, donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. » Il fit de même pour la coupe après
le repas, disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous.
Luc 22, 14-20
Emmaüs
Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin. Mais ils le
pressèrent en disant: « Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son
terme. » Il entra donc pour rester avec eux, et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il
prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s'ouvrirent et ils le
reconnurent... mais il avait disparu de devant eux. Et ils se disaient l'un à l'autre: « Notre
coeur n'était-il pas tout brûlant au dedans de nous, quand il nous parlait enb chemin, quand
il nous expliquait les Ecritures? »
Luc 24, 28-32
L’Apparition aux apôtres après la Résurrection
Tandis qu’ils disaient cela, lui se tint au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous ! » Saisis de
frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : « Pourquoi ce trouble, et
pourquoi des doutes montent-ils en votre coeur ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien
moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez
que j’en ai. » Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis
d’étonnement, il leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent un
morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. »
Luc 24, 36-43
Apparition au bord du lac de Tibériade
Or le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage, pourtant les disciples ne savaient pas que
c’était Jésus. Jésus leur dit : « Mes enfants, n’auriez-vous rien à manger ? » Ils lui
répondirent : »Non ! » Il leur dit : « Jetez le filet à droite du bateau et vous trouverez. » Ils le
jetèrent donc et ils n’eurent plus la force de tirer tant il était plein de poissons.
Jean 21, 4-6
Vision de Pierre chez Corneille
Le lendemain, tandis qu’ils faisaient route et approchaient de la ville, Pierre monta sur la
terrasse , vers la sixième heure, pour prier. Il sentit la faim et voulut prendre quelque chose.
Or, pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il voit le ciel ouvert et un objet,
semblable à une grande nappe nouée aux quatre coins, en descendre vers la terre. Et dedans
il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles, tous les oiseaux du ciel. Une voix lui dit alors :
« Allons, Pierre, immole et mange. » Mais Pierre répondit : « Oh non ! Seigneur, car je n’ai
jamais rien mangé de souillé ni d’impur ! » De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle :
« Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé ». Cela se répéta par trois fois, et aussitôt
l’objet fut remporté au ciel.
Actes 10, 9-16
L’arbre de vie
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : au vainqueur, je ferai
manger de l’arbre de vie placé dans le paradis de Dieu.
Apocalypse 2, 7
Visions apocalyptiques...
Puis je vis un Ange, debout sur le soleil, crier d’une voix puissante à tous les oiseaux qui
volent au zénith : « Venez, ralliez le grand festin de Dieu ! Vous y avalerez chairs de rois et
chairs de grands capitaines, et chairs de héros et chairs de chevaux avec leurs cavaliers, et
chairs de toutes gens, libres et esclaves, petits et grands ! »
Apocalypse 19, 17-18
La Prostituée
« Et ces eaux-là, poursuivit l’Ange, où la Prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules,
des nations et des langues. Mais ces dix cornes-là et la Bête, ils vont prendre en haine la
Prostituée, ils la dépouilleront de ses vêtements, toute nue, ils en mangeront la chair, ils la
consumeront par le feu ; car Dieu leur a inspiré la résolution de réaliser son propre dessein,
de se mettre d’accord pour remettre leur pouvoir royal à la Bête, jusqu’à l’accomplissement
des paroles de Dieu. Et cette femme-là, c’est la Grande Cité, celle qui règne sur les rois de la
terre. »
Apoc 17, 15-18 |